Cet article retrace nos quelques jours à Cusco. Il mêle aspects pratiques et récit immersif. Il détaille la découverte de la ville au gré des pas, la splendeur des places et marchés, l'échec logistique du trek des 7 lacs, et surtout l'ascension stratégique et matinale de Vinicunca et de la saisissante Vallée Rouge avec Renaldo, pimentée par une fin de parcours sous la neige.
Cusco est l'ancienne capitale de l'empire inca perchée à 3 400 mètres d'altitude dans les Andes. Avec ses quelque 450 000 habitants, c'est une ville bouillonnante, à la croisée des mondes, où l'histoire vous saute au visage à chaque coin de rue.
Nous vous emmenons à la découverte de son atmosphère unique, de sa vertigineuse Plaza de Armas, de ses marchés, de ses églises incontournables et de ses ruelles perchées. Vous y trouverez nos bonnes adresses à petit budget, le fonctionnement du fameux Boleto Turístico, des conseils pratiques sur l'argent et la santé, mais aussi le récit transparent de nos aventures de voyage : d'un changement d'itinéraire forcé à une splendide randonnée en montagne, en passant par de petits imprévus !
Notre trajet imprévu vers les sommets
Initialement, après Ica (et l'oasis de Huacachina), notre plan était de descendre vers Arequipa. C'était l'étape parfaite pour s'acclimater doucement à l'altitude. Mais comme souvent au Pérou, la nature andine dicte sa loi : de graves coulées de boue et des glissements de terrain maintenaient la route fermée depuis une semaine !
Nous avons donc dû improviser et opter directement pour l'étape d'après : Cusco. Nous avons pris un bus de nuit à deux étages avec la compagnie CIVA (le SuperCiva). Le trajet a duré 18 heures pour 80 soles par personne (soit environ 20 €). Au petit matin, après cette loooongue nuit, un arrêt petit-déjeuner dans un restaurant à 4h30 de l'arrivée nous a redonné des forces avant de toucher au but.


Notre hébergement et l'épique "Bus Batman"
Pour le logement, nous avons posé nos sacs au Munay Tika House, perché sur les hauteurs. Une super adresse pour notre petit budget : 45 soles la nuit (soit environ 11,50 €), petit-déjeuner inclus ! Seul "hic" : la salle de bain partagée est à l'extérieur. Or, dès 17h, les températures chutent drastiquement et il fait un froid glacial très tôt le matin. Le trajet vers la douche réveille !




L'anecdote transport : Pour remonter à notre logement après nos journées en ville, nous avons expérimenté les colectivos (les petits bus locaux). Notre préféré ? Le bus Batman ! Au Pérou, les chauffeurs personnalisent souvent leurs bus avec des noms de super-héros. La remontée peut aussi se faire à pied, mais on vous avoue qu'à la nuit tombée, les aboiements incessants des dizaines de chiens errants dans les ruelles sombres sont un peu effrayants... Le bus Batman était donc notre sauveur !
Jour 1 : Le poids de l'histoire inca et l'acclimatation
En passant directement de la côte à Cusco (3 400 m d'altitude), le premier jour, notre seul objectif était : zéro effort et gros repos pour s'acclimater, car le soroche (le mal des montagnes) ne pardonne pas.
À Cusco, les pharmacies locales sont de véritables alliées : elles ont tout ce qu'il faut pour parer au mal de l'altitude (notamment les comprimés de type acétazolamide ou Sorojchi Pills). On y trouve aussi facilement de petites bouteilles d'oxygène médical de poche ultra-pratiques à transporter, parfaites pour s'octroyer un bol d'air frais salvateur en cas de besoin !
Cela nous a aussi laissé le temps de plonger dans l'histoire. En quechua, Qosqo signifie « le nombril du monde ». C'était le centre absolu de l'immense empire inca (le Tawantinsuyu). À l'arrivée des conquistadors espagnols en 1533, ces derniers ont pillé la ville et détruit les temples pour construire leurs propres édifices par-dessus. Aujourd'hui, on marche sur ce choc des cultures : d'immenses murs cyclopéens incas, d'une perfection absolue, soutiennent l'architecture coloniale.
Infos pratiques : Argent et santé à Cusco
Côté finances : La carte bancaire n'est pas acceptée partout, il faut donc toujours avoir des espèces (des soles) sur soi, notamment pour les petits bus ou les marchés. Pour retirer sans frais de commission bancaire locale, privilégiez la Banco de la Nación, où il est possible de retirer jusqu'à 400 soles par jour gratuitement.
Côté santé (Attention à l'eau !) : C'est la règle d'or au Pérou : ne buvez jamais l'eau du robinet. Utilisez de l'eau en bouteille ou purifiée, et méfiez-vous des crudités lavées à l'eau courante dans les petits stands de rue ou les marchés (ce qui a probablement valu à Audrey son infection à la salmonelle détectée quelques jours plus tard à la clinique).
Jour 2 : L'exploration immersive de la ville (au gré de nos pas)

Le deuxième jour, nous sommes partis à l'assaut de la ville. Des guides proposent de visiter le centre historique en tout juste 2 heures chrono. Mais nous avons largement préféré le faire nous-mêmes en nous laissant mener simplement par nos pas, pour flâner à notre rythme, nous perdre dans les ruelles et capter l'atmosphère vibrante de la ville. On y croise notamment beaucoup de femmes extrêmement bien habillées en tenues traditionnelles colorées, qui se promènent avec d'adorables bébés lamas et proposent aux touristes de poser pour une photo (moyennant une petite pièce). Sans oublier les vendeuses de glaces artisanales à même la rue !

Les places de Cusco : Entre le tumulte de l'Awkay Pata et la quiétude des recoins perchés
Impossible de comprendre Cusco sans errer de place en place, car chacune raconte un pan de son histoire bousculée. À l'époque inca, la grande Plaza de Armas s'appelait l'Awkay Pata (la Place du Guerrier) et s'étirait bien plus loin qu'aujourd'hui, servant de théâtre aux grands rituels impériaux. Les conquistadors ont raboté l'espace, abattu les palais pour ériger leurs arcades en pierre et plaqué leurs églises baroques par-dessus les fondations cyclopéennes. C'est aujourd'hui le cœur vibrant et majestueux de la ville, cerné de balcons en cèdre sculpté où l'on aime s'asseoir pour observer le ballet incessant des habitants et des voyageurs.


⛲ L'anecdote de la Fontaine Centrale : Au beau milieu de la Plaza de Armas trône une fontaine couronnée par une statue. Mais saviez-vous qu'elle a longtemps été l'objet de moqueries ? Pendant une grande partie du XXe siècle, ce n'était pas un Inca qui trônait là, mais... un chef Indien d'Amérique du Nord (un Apache) ! C'était une erreur d'expédition internationale. L'Apache a finalement été retiré pour laisser place à un fier guerrier inca.

Mais dès que l'on s'écarte de cette agitation, Cusco dévoile d'autres visages, plus intimes :
La Plaza Regocijo : Juste à côté, sa voisine au nom évocateur ("la place de la réjouissance") offre un havre de paix bienvenu. Plus intime, parsemée de bancs et de parterres fleuris, elle invite à souffler un instant loin du tumulte touristique.

La Plazoleta de la Merced : Lovée juste devant l'église éponyme, cette petite place pavée respire l'authenticité coloniale, marquant la transition parfaite vers l'effervescence des marchés

Basilica Menor de la Merced
La Plaza San Francisco : Plus vaste et plus populaire, dominée par son impressionnant couvent et son arbre séculaire, elle vit au rythme des allées et venues des locaux et des écoliers du quartier.
La Plazoleta Las Nazarenas : Dissimulée juste derrière la cathédrale, c'est sans doute la plus élégante et photogénique, cernée de murs incas d'une pureté absolue et de nobles demeures coloniales transformées en havres de paix.
La Plazoleta de San Blas : Perché tout en haut des ruelles escarpées du quartier bohème, ce petit carré baigné d'une atmosphère de village, entre maisons blanches aux volets bleus et ateliers de maîtres céramistes, offre la plus belle des récompenses après une rude grimpette.


Zoom sur les églises de Cusco : Lesquelles visiter ?
À Cusco, la grande majorité des édifices religieux sont payants, mais ils regorgent de trésors artistiques inestimables (notamment de l'école cusquennière). Si vous devez faire un choix, voici celles qui valent vraiment le détour :
La Cathédrale de Cusco (environ 40 soles / 10-11 €) : Incontournable. C'est la plus grande et la plus riche. Elle abrite l'incroyable toile de La Cène de Marcos Zapata (où Jésus et ses disciples s'apprêtent à manger... un cochon d’Inde rôti !), ainsi qu'un autel en argent massif.

L'Église de la Compagnie de Jésus (15 à 20 soles) : Une merveille baroque. Sa façade en pierre ciselée est l'une des plus spectaculaires des Amériques, et son intérieur est somptueusement doré.

Visite approfondie du Qorikancha : Le Temple du Soleil
Nous avons également visité le Qorikancha (l'entrée principale coûte 20 soles (5 euros) + 5 soles (1,30€) supplémentaires si l'on souhaite monter dans la tour de l'église de Santo Domingo).
Bien que certains proposent des visites guidées, nous avons fait le choix de le visiter sans guide, ce qui se fait très bien grâce à des panneaux explicatifs très bien faits en espagnol et en anglais qui racontent l'histoire fascinante du lieu.
Qu'est-ce qu'on y voit ? Le Qorikancha était le temple le plus sacré de tout l'Empire inca. À l'époque, les murs intérieurs et extérieurs étaient entièrement recouverts de fines plaques d'or massif pour refléter les rayons du soleil (Inti), et les jardins abritaient des reproductions de plantes et d'animaux en or et en argent grandeur nature. Les Espagnols ont tout pillé pour fondre les métaux et ont bâti le Couvent de Santo Domingo directement par-dessus les murs incas. En se baladant dans le complexe, on admire l'incroyable précision de l'architecture inca : des pierres taillées au millimètre sans aucun mortier, avec des niches trapézoïdales qui servaient à abriter des offrandes. Les panneaux expliquent d'ailleurs comment ces structures ont résisté aux séismes dévastateurs qui ont détruit les bâtiments coloniaux construits par-dessus.


Au cours de la visite, on déambule aussi dans un superbe espace extérieur : un grand patio central entouré d'arcades coloniales blanches, baigné de lumière, qui offre un contraste saisissant avec la pierre sombre des salles incas.


🌿 Les jardins du Qorikancha : nous profitons pleinement de notre déambulation dans les espaces extérieurs et les cours intérieures du complexe pour admirer les vestiges des anciens jardins sacrés. À l'époque inca, cet espace s'ornait de sculptures en or grandeur nature représentant des plantes et des animaux. Aujourd'hui, on y profite d'un cadre verdoyant et lumineux.


À noter : Certaines pièces intérieures abritant des objets précieux ou des expositions spécifiques possèdent des restrictions et on ne peut pas y prendre de photos, il faut donc ranger son téléphone et simplement profiter des lieux avec les yeux !
📸 Le coup de cœur panorama : Nous n'avons d'ailleurs pas hésité à ajouter l'option pour monter tout en haut de la tour de l'église de Santo Domingo (pour la modique somme de 5 soles supplémentaires). L'ascension à travers les escaliers de bois dévoile une vue panoramique à couper le souffle sur tout Cusco, ses toits de tuiles rouges, ses ruelles enchevêtrées et les montagnes verdoyantes qui enserrent la ville. C'est l'endroit parfait pour capturer toute l'immensité de l'ancienne capitale inca vue d'en haut.





L'effervescence du marché San Pedro, les marchés artisanaux et la gastronomie locale
Nous avons adoré l'ambiance du marché San Pedro, au point d'y manger deux midis de suite. On y trouve de tout : fromages, pains géants, stands de viande, et artisanat. C'est d'ailleurs là-bas que nous avons acheté nos gants et nos bonnets pour affronter le froid (attention, à bas prix, ils ne sont généralement pas en véritable laine d'alpaga, mais font très bien l'affaire !). Côté repas, le menu du jour y coûte seulement 8 soles (environ 2 €) !








À Cusco, l'artisanat et l'alpaga sont partout dans les immenses marchés artisanaux de la ville (où l'on trouve pulls, ponchos, écharpes, maroquinerie en cuir, bijoux en argent et instruments de musique). N'hésitez surtout pas à négocier les prix avec le sourire, c'est de rigueur !

Côté assiette, la cuisine locale réserve de sacrées curiosités :
Le cochon d'Inde (Cuy) : C'est le plat traditionnel andin par excellence, souvent réservé aux grandes occasions. Un clin d'œil amusant vous attend d'ailleurs dans la Cathédrale de Cusco : sur la célèbre toile de La Cène de Marcos Zapata, le Christ et ses apôtres s'apprêtent à déguster... un cochon d’Inde rôti ! Pour notre part, nous avons préféré admirer l'art plutôt que l'assiette, n'ayant pas testé le Cuy durant notre séjour.
L'alpaga : Très présent à la carte des restaurants, il se cuisine généralement en filet, en ragoût ou en grillade. C'est une viande rouge très maigre, tendre et savoureuse. Si ni Gilles ni moi n'avons finalement franchi le pas de le goûter, un couple de Français rencontré lors de notre excursion à la Vallée Rouge et à la Montagne aux 7 Couleurs nous a confirmé qu'ils avaient vraiment très bien apprécié l'alpaga !
La boisson star : Impossible de repartir sans goûter la Chicha Morada, une délicieuse boisson douce et rafraîchissante préparée à base de maïs violet bouilli avec des fruits et des épices.

Le quartier San Blas et l'ambiance nocturne
Il faut aussi grimper au quartier San Blas. Perché sur les hauteurs (préparez votre souffle !), c'est le coin bohème. Ses ruelles pentues aux murs chaulés de blanc et balcons bleus regorgent de galeries d'art, d'ateliers de céramistes et offrent des vues panoramiques superbes.








Le point Climat : En journée, il fait bon (20°C). Dès 17h, le soleil tombe et la polaire/doudoune est vitale.
Mais c'est à la nuit tombée que Cusco prend une autre dimension. L'ambiance devient magique. Le soir, nous avons pu assister à de grands défilés dans les rues illuminées de la ville. On peut y apercevoir les élèves des différents collèges, en uniformes de gala ou en costumes traditionnels, qui s'entraînent avec ferveur et présentent des spectacles de danses typiques et de fanfares. La ville résonne au son des cuivres et des tambours, c'est saisissant !



Le fameux "Boleto Turístico", comment ça marche ?
À Cusco, pour visiter les ruines incas, vous ne pouvez pas payer chaque site au coup par coup : il faut passer par le système du Boleto Turístico (Billet Touristique).
Selon ce que vous souhaitez voir, il existe plusieurs formules :
Le billet complet (Circuito Integral) : Il coûte 130 soles (environ 33 €) et est valable 10 jours. Il donne accès aux 4 grands sites archéologiques proches de la ville (City Tour : Sacsayhuamán, Q'enqo, Puca Pucara, Tambomachay), ainsi qu'aux principaux sites de la Vallée Sacrée et à plusieurs musées.
Les Boletos Partiels (valables 1 ou 2 jours) : Ils coûtent 70 soles chacun (environ 18-20 €). Le billet de 1 jour couvre le City Tour immédiat, tandis que les formules de 2 jours permettent de cibler soit les musées de la ville, soit les sites spécifiques de la Vallée Sacrée.
Jour 3 : Tentative de trek et organisation des excursions
En théorie, notre troisième jour devait être consacré à la superbe randonnée des 7 lacs de l'Ausangate. Malheureusement, les contacts recommandés sur Facebook ne correspondaient pas à nos disponibilités : pour l'un, il n'y avait pas assez de participants, et avec Renaldo, le groupe étant réduit à 4 personnes, le tarif proposé par personne devenait beaucoup trop élevé pour notre budget. Nous avons donc dû renoncer à cette option.


Mais pour ceux qui souhaitent l'intégrer à leur voyage, voici les informations clés :
Le trajet : Compter environ 3 heures de route aller depuis Cusco pour rejoindre le village de départ, Pacchanta (à plus de 4 200 m d'altitude).
La durée et difficulté : Une boucle d'environ 10 à 13 kilomètres (4 à 5 heures de marche), considérée comme modérée à difficile en raison de l'altitude (le parcours évolue entre 4 200 et 4 600 mètres).
Le prix approximatif : Entre 60 et 80 dollars par personne via une agence (transport, petit-déjeuner et déjeuner inclus), plus 15 à 20 soles de frais d'entrée sur place pour les lagunes et les sources chaudes.
Le climat : Très changeant. Froid glacial le matin et chaleur sous le soleil en journée, sans oublier les risques de neige ou de grêle en haute montagne.
Jour 4 : L'ascension magique de la Montagne aux 7 Couleurs et de la Vallée Rouge
Pour notre quatrième jour, place à l'une des excursions les plus emblématiques de la région ! Nous sommes passés par notre contact WhatsApp, Renaldo (+51 965 370 226), au sein d'un groupe de 10 personnes accompagné de notre guide.
Son concept est génial et stratégique : au lieu de partir entre 4h et 5h du matin comme tous les autres tours, il propose un départ de la Plaza de Armas à 7h le matin.
💡 Le bon plan (et le petit risque) : En partant un peu plus tard, nous n'avons presque croisé personne pendant la moitié de la randonnée, et une fois arrivés au sommet de la montagne, il n'y avait que notre groupe ! C'est un sentiment absolument génial d'être seuls au monde face à ces paysages. En contrepartie, il faut avoir en tête que le temps a tendance à se couvrir l'après-midi... ce qui n'a pas manqué de nous apporter un peu de neige lors de notre redescente !
(Budget total : 100 soles, soit environ 26 € par personne — détaillés ainsi : 50 soles pour le transport/guide + 30 soles d'entrée pour Vinicunca + 20 soles pour la Vallée Rouge).
Infos pratiques sur l'excursion :
Temps de trajet : Environ 3h à 3h30 de route aller depuis Cusco pour rejoindre le point de départ.

Dénivelé et difficulté : Nous avons réalisé une magnifique boucle de 10 kilomètres. Le parcours culmine entre Vinicunca et la spectaculaire Vallée Rouge, perchée à environ 5 000 mètres d'altitude. La difficulté est élevée en raison du manque d'oxygène extrême.

À quoi sont dues ces 7 couleurs ?

C'est un véritable phénomène géologique ! Les magnifiques strates colorées de la montagne sont le résultat de l'érosion de sédiments minéraux accumulés au fil des millénaires. Chaque couleur correspond à un minéral spécifique :
Le rose/rouge vient de l'argile rouge et du sable mélangés à de l'oxyde de fer.
Le blanc s'explique par le quartz et les grès riches en calcaires.
Le vert et le brun proviennent de limons riches en magnésium et en carbonate de calcium.
Le jaune moutarde est dû aux calcaires sulfurés.
Le défi physique et l'ambiance sur place
Pour lutter contre le manque d'oxygène et le mal des montagnes, les remèdes traditionnels étaient de sortie : des bonbons de coca à sucer, des feuilles de coca qu'Audrey a pris soin de laisser infuser directement dans la bouche, sans oublier les fameuses frictions d'Agua Florida (cette eau de Cologne aux herbes qu'on verse au creux des mains avant de respirer profondément pour dégager les voies respiratoires et contrer les vertiges).
Après avoir exploré la Vallée Rouge et pique-niqué face à Vinicunca, le temps s'est couvert et de la neige s'est mise à tomber pour notre dernière heure de marche. Précision notable : c'est uniquement Audrey qui a ressenti les symptômes physiques de la journée, tandis que Gilles a été épargné. Avec un mal de tête important et des nausées, Audrey a tout de même terminé la marche à son rythme jusqu'au bout.





Tout au long du sentier, l'atmosphère est bien vivante : on croise de nombreux locaux proposant des chevaux pour aider les marcheurs en difficulté, ainsi que beaucoup de quads qui circulent sur les pistes, rappelant que ces paysages spectaculaires attirent une foule d'aventuriers.
Mais le clou du spectacle visuel, c'est peut-être la Vallée Rouge. Si la montagne aux 7 couleurs est célèbre, la Vallée Rouge est tout bonnement spectaculaire et presque plus impressionnante encore : ses immenses vagues de terre rouge écarlate contrastant avec le vert des prairies et le bleu du ciel offrent un panorama lunaire et saisissant qui marque durablement les esprits.





Le soir venu, la fatigue s'est avérée être bien plus qu'une simple fatigue d'altitude : le verdict est tombé quelques jours plus tard à la clinique, avec une infection due à une salmonelle contractée un peu plus tôt !
Notre conclusion sur Cusco
Globalement, les prix sont un peu plus élevés ici, mais en fouinant (comme à notre première cantine Adela Broasteria avec ses excellents tallarines pour 13 soles), l'addition reste très correcte.
Cusco est bien plus qu'une simple étape : c'est le point de départ incontournable pour s'enfoncer plus loin dans les mystères de l'Empire inca, vers la mythique Vallée Sacrée et la citadelle de Machu Picchu. Mais ces trésors méritent qu'on s'y attarde... et nous leur consacrerons deux prochains articles dédiés !
Malgré les éboulements, le bus interminable, la neige et ces deux derniers jours où Audrey n'a pas pu profiter pleinement de la fin du séjour en se sentant déjà mal, Cusco reste une ville d'une richesse étourdissante. C'est l'âme des Andes, une étape inoubliable !
Préféreriez-vous affronter l'ascension de Vinicunca ou vous perdre tranquillement dans les ruelles chargées d'histoire de Cusco ? Dites-nous tout en commentaire !
Vous aimerez aussi

Caraz : Notre escapade authentique de 3 jours dans la Cordillère Blanche
Caraz constitue une alternative idéale et authentique à Huaraz pour s'acclimater en douceur dans la Cordillère Blanche. Loin du tourisme de masse, la ville séduit par son ambiance paisible, son marché traditionnel et son architecture préservée. C'est le camp de base parfait pour explorer la spectaculaire Laguna Parón à 4 200 mètres d'altitude ou s'élancer à vélo dans le mythique Cañón del Pato et ses 35 tunnels. Une étape andine incontournable et hors des sentiers battus.

Huacachina : L'oasis au cœur du désert, entre dunes géantes et sensations fortes
Cet article retrace notre étape à Ica et notre inoubliable excursion dans l'oasis de Huacachina, un véritable décor de carte postale cerné par des montagnes de sable immenses. Au programme : trajet en bus, virée en buggy pleine d'adrénaline, sandboard sur les plus grandes dunes et petites adresses gourmandes. En route !
Commentaires (1)
Laissez un commentaire
Lecomte
Magnifique, 👏et bravo pour cette ascension et toujours un plaisir de lire vos articles et regarder ces splendides photos
